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  • Maelle Chardonnens

L'alimentation du chien : Un carnivore opportuniste

Comme toujours, l’alimentation occupe une place importante en naturopathie. Dans le but de proposer une alimentation adaptée à son chien, il est autant important d'observer ce que l'animal mange à l'état sauvage que de prendre en compte son anatomie/physiologie ainsi que son comportement alimentaire.


La domestication du chien remonte à plusieurs milliers d'années. En effet, certains supposent que des loups se seraient rapprochés de l'homme pour manger des restes de repas. Les individus les moins craintifs auraient alors été domestiqués. Au fur et à mesure des années, les loups ont été sélectionnés et croisés pour arriver aux nombreuses races de chiens que l'on connaît maintenant.


À l’origine, les loups sont des carnivores qui chassent en meute. Occasionnellement, ils leur arrivent de consommer aussi des baies (mûres, framboises, etc.). Concernant le chien, ces années passées aux côtés des hommes, l'ont habitué à élargir son alimentation (notamment avec les restes des repas). Lors d'une étude menée en Suède en 2013, les scientifiques ont pu observer la présence d’une mutation génétique chez le chien. Il s’avère que ce dernier possède entre 4 et 30 copies d'un gène qui permet la fabrication de l'amylase – une enzyme qui permet la digestion de l'amidon – contre 2 chez le loup. Ces résultats nous suggèrent que le chien, dans une certaine mesure, serait tout à fait capable de digérer l'amidon. En revanche, l'étude ne prouve pas que l'ajout de céréales (blé, maïs, avoine, ...) de riz ou de pomme de terre soit bon pour sa santé ou que le chien en ait vraiment besoin.

Passons maintenant à l'observation des caractéristiques du système digestif du chien en commençant par les dents. Il a des crocs (=canines) qui lui servent à déchirer la viande et également des dents carnassières qu'il utilise pour broyer des os (elles sont utilisées lorsque le chien mange des os et qu'ils tournent la tête sur le côté). Sa salive, quant à elle, est dépourvue d'amylase. Par contre, on retrouve en petite quantité cette enzyme dans son intestin. Regardons maintenant les spécificités de l'estomac : il est très acide (pH environ égal à 1) et sa taille est relativement grande. De plus, il a une grande capacité de dilatation. Ce qui permet au chien de manger des gros repas rapidement. Pour finir, son intestin grêle est relativement court. Tous ces éléments sont caractéristiques d'un carnivore.


On peut donc dire que le système digestif d’un chien est typiquement carnivore, mais que ses particularités sont moins marquées que chez le chat (intestin grêle proportionnellement plus long par exemple). Il a également une mutation du gène responsable de l'amidon et une plus grande diversité alimentaire que les félins. Pour toutes ces raisons, on dit que le chien est un carnivore opportuniste. En résumé, son menu doit être composé en majorité de viande et peut être compléter par des glucides, des légumes, etc.


Il y a également quelques spécificités importantes concernant le comportement alimentaire du chien. En effet, celui-ci a pour habitude de chasser, et par conséquent, de manger plutôt des gros repas très rapidement ! Parfois, faute d'avoir attrapé une proie, il est obligé de jeûner quelques jours. Autre particularité, il a tendance à enfouir sa nourriture (les os notamment) et à la ressortir quelques jours plus tard pour la manger ; un comportement typique de charognard.

Et maintenant, comment proposer une alimentation qui respecte les besoins du chien ?

Il conviendrait de proposer entre 1 et 2 repas par jour (plus chez le chiot). Le chien a besoin de suffisamment de protéines d'origines animales (entre 2 et 6 grammes par kilo du chien selon son activité, sa race, son âge, etc.) Des sources de glucides (riz, pomme de terre, etc.) peuvent être ajouté en petites quantités pour compléter les calories quotidiennes (attention d'éviter le blé et le maïs), mais ne sont pas obligatoires. Les lipides sont une part importante du régime d'un carnivore. On veillera à ce qu'il en reçoive suffisamment et en particulier celles d'origine animale. Le chien a également souvent besoin de pouvoir mastiquer et c’est pourquoi il est important de lui donner fréquemment des os à ronger. Le chien a également d’autres besoins, comme celui d'utiliser son flair par exemple. Pour y répondre, on peut lui proposer diverses activités : balle à snack, jeu d’intelligence, tapis de fouille, jouet fourré, etc. Ces activités permettent également de l'occuper.


Sans entrer dans le détail, peu de croquettes répondent aux besoins des chiens (pas assez de protéines animales, trop de glucides, compositions inappropriées, etc.). Il est donc important de lire attentivement les étiquettes pour choisir un aliment adapté. Ou pourquoi pas, se tourner vers une alimentation naturelle comme le BARF, la ration ménagère ou le Rawfeeding. Je vous invite à découvrir mon article sur les différentes alimentations du chien et du chat : "Que choisir comme alimentation pour son chat ou son chien ?" https://www.patturonat.ch/que-choisir-comme-alimentation-pour-son-chat-ou-son-chien

Maëlle

Patturonat_NaturopathieAnimale

www.patturonat.ch


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https://raw-feeding-prey-model.fr/le-chien-et-le-gene-de-lamidon/


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